

L’être au visage décharné par la soif
Creuse de ses mains ensanglantées la terre
Sèche, souillée, craquelée, que l’eau
A désertée.
L’enfant aux yeux crevés regarde
La mère morte à ses pieds, et cherche
Ses seins gonflés par trop de tétées.
L’eau a disparu, elle a abandonné
Pour toujours ce petit coin de terre
Et des milliers de cadavres gisent, là,
Dévorés par quelques insectes revanchards.
Le soleil rouge a remplacé la nuit
Et brûle la vie des derniers survivants,
Qui s’enfoncent dans un magma visqueux
Qui broie leur chair, et avale leurs cris
Désespérés.
Pourtant, comme la terre était belle
Avec ses prairies verdoyantes,
Ses ruisseaux qui dévalaient la pente.
L’immensité de la mer se noyait
Dans celle du ciel, et le bleu de
La nuit caressait l’herbe de sa rosée matinale.
L’insouciance, l’inconscience de l’homme,
Ont tari ce bien précieux, en oubliant
Que l’éternité n’était que provisoire.
Il a perdu à tout jamais L’EAU, source
De vie, source de son être.
Il est mort de trop de richesses .


1 commentaires:
Beau texte, beau thème!
Chris
http://jeuxdecritsintimes.blogspot.com/
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