mercredi 24 octobre 2007

OH! L'EAU!





L’être au visage décharné par la soif

Creuse de ses mains ensanglantées la terre

Sèche, souillée, craquelée, que l’eau

A désertée.

L’enfant aux yeux crevés regarde

La mère morte à ses pieds, et cherche

Ses seins gonflés par trop de tétées.

L’eau a disparu, elle a abandonné

Pour toujours ce petit coin de terre

Et des milliers de cadavres gisent, là,

Dévorés par quelques insectes revanchards.

Le soleil rouge a remplacé la nuit

Et brûle la vie des derniers survivants,

Qui s’enfoncent dans un magma visqueux

Qui broie leur chair, et avale leurs cris

Désespérés.

Pourtant, comme la terre était belle

Avec ses prairies verdoyantes,

Ses ruisseaux qui dévalaient la pente.

L’immensité de la mer se noyait

Dans celle du ciel, et le bleu de

La nuit caressait l’herbe de sa rosée matinale.

L’insouciance, l’inconscience de l’homme,

Ont tari ce bien précieux, en oubliant

Que l’éternité n’était que provisoire.

Il a perdu à tout jamais L’EAU, source

De vie, source de son être.

Il est mort de trop de richesses .

1 commentaires:

Chris a dit…

Beau texte, beau thème!

Chris

http://jeuxdecritsintimes.blogspot.com/